Un scénario fort : suspens et "page turner"
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Le saviez-vous ?


Un "page turner" est un roman dont l'on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour en lire toujours plus. J'adore quand on me rapporte que l'un des miens a fait cet effet là !

 

Le scénario commence souvent par une trame linéaire : on part du point A pour aller au point Z, finale du roman. Entre les deux, chaque point représente un jalon dans l'histoire, une évolution qui doit mener vers la destination finale.

Pour corser un peu le tout, il est pertinent d'y ajouter de l'inattendu, des fausses pistes, voire partir à contre sens pour une diversion ou une évolution de la trame. Il s'agit dans ce cas d'apporter de la profondeur ou d'expliciter un événement passé ou à venir.

Dans Arkham, la trame est constituée par l'évolution de la relation entre les deux personnages principaux. Mais elle évolue dans un environnement et avec des obligations qui les séparent régulièrement, retardant leurs confrontations. Mais ces diversions ne sont pas gratuites, elles ont une influence sur les personnages.

Le découpage des chapitres est pour moi l'un des éléments structurants important. Trop long, ils vont lasser. Trop court, le lecteur n'a pas le temps de rentrer dedans. Avec la bonne longueur, on incite le lecteur à continuer vers le chapitre suivant car il sait qu'il ne sera pas trop long.
Pour avoir un "page turner" (un livre dont on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter dans sa lecture), il faut également que les liaisons entre les chapitres soient évidentes, que le lecteur se pose la question "Et après ?". En général, je préfère les chapitres dont les sujets se poursuivent sur plusieurs chapitres avec des coupures stratégiques. 
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